Agustina Bessa-Luis
Auteurs
- Gabriela Adamesteanu
- David Albahari
- Dominique Barbéris
- Svetislav Basara
- Agustina Bessa-Luis
- Michel Boujut
- Clémence Boulouque
- Dulce Maria Cardoso
- Margot Carlier
- Lars Saabye Christensen
- Gérard de Cortanze
- Theodora Dimova
- Stéphane Emond
- José Manuel Fajardo
- Moris Farhi
- Guéorgui Gospodinov
- Jens Christian Grondahl
- Hugo Hamilton
- Bertina Henrichs
- Anne Holt
- Lidia Jorge
- Sophie Képès
- Andreï Kourkov
- Cécile Ladjali
- Alexandra Laignel-Lavastine
- Florin Lazarescu
- Michèle Lesbre
- José Carlos Llop
- Dominique Mainard
- Geert Mak
- James Meek
- Eric Naulleau
- Daniel Odija
- Virginie Ollagnier
- Ludmila Oulitskaïa
- José Luís Peixoto
- Antonio Soler
- Keith Ridgway
- Michel Quint
- Samko Tále

Née en 1922 à Vila Mea, dans le Duoro, Agustina Bessa-Luis, est un des écrivains les plus prolifiques du Portugal.
Depuis, la publication de son premier roman La Sybille en 1954, Augustina Bessa-Luis a pratiquement publié un livre tous les ans : elle compte à son actif environ 70 romans. Le Balzac portugais, comme certains critiques l'ont définie, ses romans mettent en scène la société portugaise, son histoire, ses coutumes, son évolution à travers des personnages qui ne sont les héros que de leur propre histoire.
Auteur de pièces de théâtre, Agustina Bessa-Luis écrit également des scénarios de films en particulier pour Manuel de Olivera.
L'Ame des riches, Métailié
traduit du portugais par françoise Debecker-Bardin
Dans son roman L'âme des riches, l'héroïne, Alfreda da Barca, issue d'une famille noble et riche, est la femme à qui l'on voudrait ressembler : riche, belle, bien élevée, cultivée, intelligente. Mariée à un homme plus âgé qu'elle, elle lui manque l'amour. Sa vie devient la quête de ce sentiment qu'elle ne connaît pas. Quête qui l'amène petit à petit à sombrer dans la folie : elle se persuade que la Vierge Marie doit lui apparaître, Notre Dame, dont elle envie la virginité et en même temps la procréation. Alfreda erre parmi les hommes les plus divers. Elle est absente, " une femme hors série " comme la définiront tous ces hommes lorsqu'elle ne fera que végéter dans un coma profond. Elle traverse le temps et l'espace sans changement. Elle représente la pérennité des valeurs dans une société portugaise, qui change, qui évolue.
Le style narratif d'Agustina Bessa-Luis, ses descriptions, son langage épuré, créent un effet de distanciation qui donne à voir au lecteur. On assiste à la vie d'Alfreda mais on ne la comprend pas. C'est là la force de l'auteur : ses personnages sont de véritables êtres humains qui dans leur complexité et unicité ne se laissent pas définir ou enfermer et qui, pour cette raison, ne peuvent que faire part de leur expérience au lecteur sans la partager ou la transmettre.


