Espace rencontres

FOCUS SUR...

Cette année, c'est le dessinateur belge Denis Deprez qui réalise l'affiche de la manifestation. Nous l'avions reçu en 2009 pour son travail remarquable sur des adaptations de romans en bandes-dessinées. Il a notamment travaillé sur l'adaptation de Moby Dick, de Frankenstein, et plus récemment sur le roman La Déchirure de Henry Bauchau. Son travail d'illustrateur se caractérise surtout par l'utilisation de la peinture.
Il est aussi à l'origine de la création des éditions indépendante Frémok.
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Cette année également, LITTERATURES EUROPEENNES COGNAC accueillera en résidence d'auteur le graveur et dessinateur Olivier Deprez. Passionné de littérature, il s'inspire de l'oeuvre de Franz Kafka pour publier le roman graphique intitulé "Le château" en 2003. Véritable explorateur des domaines de la création, Olivier Deprez parvient à créer un pont entre l'art plastique, la gravure et la bande dessinée.
Il sera en résidence à Cognac du 20 juin au 15 juillet ainsi que du 13 septembre au 13 octobre, ce qui donnera lieu à diverses rencontres dont nous vous informerons.
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Et découvrez dès maintenant les éditions Fremok !


Découvrez les auteurs qui participeront à l'édition 2010 et que vous retrouverez pendant la manifestation lors de rencontres, de dédicaces. 
L'alphabet des invités se remplira au fur et à mesure, alors suivez-nous, et préparez vos lectures de l'été avec LITTERATURES EUROPEENNES COGNAC !

A - BCDEO - P - T - V

 

Pieter Aspe
Dans un premier temps, les livres de Pieter Aspe se vendirent mieux aux Pays-Bas qu’en Belgique, mais depuis 1998, il remporte un immense succès dans la partie néerlandophone de la Belgique. Et son succès dépasse la frontière et arrive en France.
Toutes les enquêtes écrites par Pieter Aspe mettent en scène les sympathiques policiers Van In et Versavel, assistés de Martens (cerveau d’Einstein dans corps de mannequin !). Elles sont pleines d’humour, de tendresse mais également de petites touches de réflexion sur le fonctionnement des administrations belges, de la vie sociale en Belgique. Elles se situent toutes dans la jolie cité flamande de Bruges et ses environs

Depuis 2003, plusieurs de ses polars ont été adaptés en téléfilms et feuilletons radiophoniques. Une société a même créé un jeu de rôles, basé sur les personnages et situations des romans ; on propose aux joueurs un plan géographique de la ville de  Bruges, où un personnage en vue se fait assassiner ; sur base d’un minimum de détails, les joueurs doivent chercher le plus rapidement possible le lieu et l’arme du crime, le motif et finalement le coupable.

De sang royal, Albin Michel, Belgique - traduit du néerlandais (Belgique) par Emanuèle Sandron 

Persuadé que sa femme Hannelore, juge d’instruction, le trompe avec Valentin, un amour de jeunesse, le commissaire Van In ne décolère pas. Quelques instants après le retour de la belle (passablement éméchée) au bercail, il est appelé sur les lieux d’un suicide. Marcus Heydens, le père de Valentin, a été retrouvé pendu. Que ce bon vivant très fortuné ait mis fin à ses jours semble peu probable. Lorsqu’Hannelore disparaît, l’affaire prend un tour dramatique, qui va pousser Van In aux portes du Palais Royal…

Secrets de la grande bourgeoisie belge, imbroglios amoureux, règlements de compte au commissariat… Impulsif et incorrigible, le célèbre commissaire brugeois est ici au meilleur de sa forme !


Nicolas Ancion

Né à Liège, en 1971. A 24 ans, il publie un premier roman, Ciel bleu trop bleu, qui intrigue la critique par sa poésie absurde et cruelle. De nombreux autres romans ont suivi, pour les adultes comme pour la jeunesse, dont Quatrième étage, couronné par le Prix des Lycéens en 2001 ou Nous sommes tous des playmobiles. De Liège à Carcassonne, en passant par Bruxelles ou Madrid, depuis une dizaine d'années, il réinvente le monde à travers des histoires loufoques : des romans, des tas de nouvelles, un fatras de poésies, des feuilletons pour le web, le théâtre ou la radio et bien d'autres choses. Ses textes ont été couronnés de prix littéraires.

L’homme qui valait 35 milliards, Luc Pire, Belgique

Ce qui m'intéresse, moi, c'est de savoir combien vous valez, vous, dans ce monde-ci. Vous et rien que vous. Ça m'intéresse de savoir à combien exactement vous vous estimez. Epineuse question à laquelle devra répondre Lakshmi Mittal, une des plus grosses fortunes mondiales, s'il veut être libéré. Richard, son ravisseur - ému par le drame d'Octavio, licencié suite à la fermeture d'un haut-fourneau liégeois - décide de "changer l'ordre des choses". Il met alors sur pied un plan audacieux pour enlever le célèbre magnat de l'acier et le contraindre à réaliser des œuvres d'art contemporain de plus en plus absurdes... Au-delà de son aspect humoristique et léger, cette histoire est aussi l'occasion de se pencher sur la politique des gros industriels. 
Un récit intelligent, totalement surréaliste et délicieusement entraînant.



Benno Barnard

Benno Barnard, néerlandais qui a décidé de s’installer en Belgique, sera présent à Cognac le jeudi 18 et le vendredi 19 novembre. Alors, ne le manquez pas!
Dans un de ses textes, il explique comment il est « pour ainsi dire, devenu Belge. » Parlant parfaitement le français, il nous parlera de sa Belgique qui tient une place importante dans son œuvre. 


Fragments d'un siècle, Castor Astral, Pays-Bas, traduit du néerlandais (Belgique) par Monique Nagielkop

Dans Fragments d'un siècle, Benno Barnard fouille dans sa mémoire et nous livre différentes réflexions sur l'Europe.



Jeanne Benameur

Jeanne Benameur est née en Algérie en 1952. Sa famille gagne la France en 1958 pour s’installer à La Rochelle. Elle vit entre Paris et La Rochelle et consacre l’essentiel de son temps à la littérature : roman, théâtre, poésie. Elle a publié des romans pour la jeunesse, essentiellement chez Thierry Magnier, et aux éditions Denoël des romans pour adultes parmi lesquels : Présent ? (2006), Les Mains libres (2004), et Les Demeurées (2001).

Laver les ombres, Actes Sud

Contraindre un corps qui se refuse au plaisir pour attirer le vide, pour suspendre l’équilibre du monde : c’est Lea quand elle danse, c’était sa mère quand elle devait « aimer » les hommes. Par une nuit d’orage en bord de mer, mère et fille acceptent enfin de briser les digues.
Elle est dans la quête de la beauté, la perfection du geste, la maîtrise absolue du moindre muscle de son corps. Jamais pourtant elle ne parvient à s’affranchir de cette grâce douloureuse qui bannit tout plaisir. Lea semble empêchée de danser par une force centrifuge qu’elle ne sait pas nommer, comme elle semble empêchée d’aimer Bruno, le peintre qu’elle laisse approcher au plus près sans jamais accepter le partage. A la faveur d’une nouvelle chorégraphie, qui place la mère au centre de son art, la danseuse est rattrapée par ses vieux démons qui demandent leur part de lumière. Et quand elle finit par céder à l’insistance de Bruno et pose pour lui, d’où lui vient cette sensation absurde de donner son corps en pâture ? Elle sait que les clés sont dans la maison de l’enfance, dans un secret qu’elle partage sans le connaître. A présent elle doit en avoir « le cœur net ». Par une nuit d’orage, d’apocalypse, elle gagne la petite ville côtière qui l’a vue naître. Mère et fille se retrouvent pour laver les ombres. 
En onze tableaux où alternent le présent et le passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates. Naples à l’époque de la guerre, le bistrot familial, un “bel ami” français qui promet le mariage à une jeune fille de 16 ans et pourtant vend son corps dans une maison close. Puis le départ pour la France , l’enfant inespérée, un semblant d’apaisement tout près du précipice. Etat des lieux après l’orage : recomposer autrement l’image mythifiée du père, intégrer le faux-pas à la danse. Léa peut aller vers la vie comme la mer revient à l’étale. Dans une langue retenue et vibrante, Jeanne Benameur chorégraphie les mystères de la transmission et la fervente assomption des mots qui délivrent.  


Stefan Brijs

Né en 1969 dans la province belge du Limbourg, Stefan Brijs a longtemps été enseignant. Depuis 1999, il se consacre entièrement à la littérature. C'est l'un des géants de la scène littéraire flamande.
Il sera présent à Cognac avec son traducteur Daniel Cunin.
  
Le Faiseur d'anges, Héloïse d'Ormesson, Belgique, traduit du néerlandais (Belgique) par Daniel Cunin

Wolfheim, paisible bourgade aux confins de la Belgique, de l'Allemagne et des Pays-Bas, est agitée par le retour inattendu du docteur Hoppe, un enfant du pays parti depuis longtemps. La surprise est d'autant plus grande que le médecin emménage seul avec ses trois fils, des triplés qui partagent la même troublante difformité physique. Le mystère autour de sa descendance s'épaissit. Jusqu'où peut-on repousser les limites de la vie ? Entre exploit scientifique et délire métaphysique, Stefan Brijs construit un suspense haletant et dérangeant, qui explore les dangers d'une science sans conscience


Jonathan Coe

Né en 1961 à Birmingham, Jonathan Coe est l'un des auteurs majeurs de la littérature britannique actuelle. On lui doit notamment Testament à l'anglaise, prix du Meilleur livre étranger 1996, La maison du sommeil, prix Médicis étranger 1998, et le diptyque que forment Bienvenue au club et Le Cercle fermé


B.S. Johnson ou l'histoire d'un éléphant fougueux
, Quidam éditeur, Grande-Bretagne, traduit de l'anglais par Vanessa Guignery

Vous connaissez sans doute le romancier britannique Jonathan Coe, auteur de Testament à l'anglaise, La Maison du sommeil, Bienvenue au club et La Pluie avant qu'elle tombe, mais peut-être pas sa passion qu’il nourrit depuis plusieurs années pour l'œuvre de B.S. Johnson. 

Alors lisez sa magnifique biographie B.S. Johnson ou l’histoire d’un éléphant fougueux (Quidam éditeur, traduit de l’anglais par Vanessa Guignery) qui croise les regards et les voix de ceux qui l’ont connu et les textes publiés et inédits de Johnson. 
Une invitation à découvrir cet auteur, admirateur du Nouveau Roman et fervent défenseur d'innovations formelles de tous ordres qu'il mit en pratique dans des ouvrages aussi poignants et insolites que Albert Angelo, Chalut, Les Malchanceux ou R.A.S. Infirmière-Chef. Tous publiés par une belle maison d’édition à découvrir également : Quidam éditeur.

Jonathan Coe nous fait le grand plaisir de venir à Cognac le week-end du 20 novembre avec Vanessa Guignery, sa traductrice, et son éditeur Pascal Arnaud
   Une belle rencontre en perspective!



Serge Delaive

Né à Liège en 1965. Après des études de littérature, d’histoire et de communication, il voyage sur tous les continents et exerce divers métiers : professeur ; logisticien pour Médecins sans frontières, coordinateur de projets, moniteur de voile... De retour à Liège, il devient formateur pour adultes et anime la revue littéraire Le Fram aux côtés de Katrel Logist et de Carl Norac.

Argentine, La Différence, Belgique

Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.



François Emmanuel

Né à Fleurus en 1952, il est l'auteur d'une quinzaine de romans parmi lesquels La Passion Savinsen, La Question humaine qui a récemment été porté à l'écran et Regarde la vague publié au Seuil en 2007.

Jours de tremblement, Seuil, Belgique

Huit jours et huit nuits d'une hallucinante dérive quand le Katarina, luxueux bateau de croisière, se vit transformé en prison flottante, pris au piège d'une insurrection armée sur les berges de ce fleuve africain dont les dépliants vantaient la douceur des paysages et la tranquillité des peuples riverains. Par cette saisissante allégorie, François Emmanuel ouvre peu à peu le champ de la conscience dans une langue vibrante et visuelle dont les résonances ébranlent sourdement les fondements de notre rapport au monde.


Xavier Hanotte

Né en 1960 en Belgique, Xavier Hanotte vit près de Bruxelles. Philologue et germaniste, il a traduit quelques-uns des plus grands romanciers flamands et néerlandais contemporains, ainsi que le poète anglais Wilfried Owen (Le Castor Astral).

Des feux fragiles dans la nuit qui vient, Belfond, Belgique

Il y a un pays. L'Île et le Continent. Il y a une vieille prophétie oubliée depuis longtemps. Un terrible danger qui ressemble à une légende. Et, au milieu de tout cela, Pierre Berthier, le solitaire qui, avec quelques autres, veut être un de ces « feux fragiles dans la nuit qui vient ». Mais si tout, déjà, était écrit ?


Jean-Luc Outers 

Né à Bruxelles en 1949. En 1993, il a obtenu le prix Rossel pour Corps de métier ( La Différence ) et, en 1995, le prix AT&T pour La Place du mort ( La Différence ). Le prix Rossel des jeunes lui a été décerné en 2008 pour son roman Le Voyage de Luca (Actes Sud).

Lettres du plat pays, La Différence, Belgique

Deux écrivains belges, Jean-Luc Outers et Kristien Hemmerechts s’écrivent chacun dans leur langue. Ils essayent de définir ce qui les sépare et ce qui les unit, l’un en français, l’autre en néerlandais. Ils échangent leur point de vue sur la politique belge – cette hydre indéchiffrable –, sur les événements du monde (crise bancaire, élection d’Obama, guerre de Gaza) donnent leur sentiment sur l’actualité culturelle (la mort d’Hugo Claus, l’attribution du prix Nobel à Le Clézio), évoquent les villes et les paysages qui les ont marqués (Anvers et Bruxelles, les canaux, les terrils, les usines désaffectées, les étendues de sable et de pins...) et leur pays – si petit, vu d’Inde, du Mexique ou du Chili…
 


Anne Percin

Née en 1970, Anne Percin vit en Bourgogne. Elle a publié, pour des lecteurs adolescents, Point de Côté (Editions Thierry Magnier, 2006), L'âge d'ange (L'Ecole des Loisirs, 2008) et N'importe où hors de ce monde (Oskar, 2009).

Bonheur fantôme - France, Le Rouergue

A 28 ans, Pierre a tout quitté du jour au lendemain pour aller vivre à la campagne : Paris, ses études, le milieu de la mode... Dans ce coin très vert, un peu paumé, il soigne ses chiens et son jardin, ramasse des vieilleries et les vend, tout en entamant la biographie d'une artiste animalière du XIXe siècle, Rosa Bonheur. Avec pudeur, ironie, parfois provocation et pas mal de drôlerie, Anne Percin dévoile les secrets de ce jeune homme à la beauté féroce. Des fantômes le hantent, ainsi qu'une très grande histoire d'amour dont il a cru se préserver...Un premier roman débordant de vie et d'intelligence.



Anne Provoost

Née à Poperinge en 1964, Anne Provoost vit à Anvers. Auteur d'essais et de romans pour la jeunesse couronnés de nombreux prix en Belgique comme à l'étranger, elle vient de recevoir en Flandre le Prix triennal de la prose pour Regarder le soleil.

Regarder le soleil, Fayard, traduit du néerlandais (Belgique) par Marie Hooghe

Dans un ranch de l'outback australien, une fillette, Chloé, vient de perdre son père. Elle reste seule avec sa mère, Linda, qui devient progressivement aveugle. Linda continue de faire tourner la ferme, mais elle perd peu à peu le contrôle de la situation... et de sa fille, qui profite de cette liberté toute relative pour errer dans la campagne. En une série de chapitres narratifs nous est dépeinte, par le biais de l'enfant, la lente décomposition de la mère. De grandes émotions sont décrites, mais de manière voilée, ainsi que l'on doit regarder le soleil : indirectement, ou à travers un filtre.
 


Carl Frode Tiller

Carl Frode Tiller est né en 1970 à Namsos. Il est à la fois écrivain, historien et musicien. Il débute en 2001 avec le roman Sknininga. Il a obtenu pour Encerclement plusieurs distinctions littéraires scandinaves et européennes.


Encerclement
- Norvège, Stock, traduit du néo-norvégien par Jean-Baptiste Coursaud

Namsos, en Norvège. David, un ancien étudiant en lettres, a perdu la mémoire. Lorsque l'hôpital passe une annonce dans la presse pour inciter d'éventuels proches à lui écrire, ceux-ci pensant le dépeindre, vont en réalité parler d'eux et de leurs tourments. Jon d'abord, jeune homme paumé, en rupture avec son entourage, et qui a un temps vécu une histoire charnelle avec David. Arvid, le beau-père pasteur avec qui il a entretenu des relations tendues, et que la mort de sa mère a soudainement interrompues. Silje, jeune femme envoûtante et manipulatrice, qui vient lui rappeler leurs jeux artistiques et morbides. À travers ces trois voix va se révéler un portrait incertain, flou et complexe. Encerclement pose la question de la reconstitution de la mémoire, une mémoire floue et fragmentée, forcément subjective et parcellaire. Est-on vraiment sûr de connaître ceux qui nous entourent ?



Yvon Toussaint

Ancien directeur- rédacteur en chef du quotidien Le Soir, Yvon Toussaint a publié aux Editions Fayard Les Barons Empain, Le Manuscrit de la Giudecca et L'Autre Corse.

L’assassinat d’Yvon Toussaint, Fayard, Belgique

Au départ, un fait réel. Un sénateur haïtien, par ailleurs médecin, est abattu à Port-au-Pince d'une balle dans la tête. Il s'appelle Yvon Toussaint. Un journaliste retraité, nommé lui aussi Yvon Toussaint, décide de reconstituer la vie et la mort de cet homonyme sorti du néant. Il part pour Haïti, rencontre la veuve, les enfants, les maîtresses, les amis politiques, les gardes du corps, les confrères...et peut-être les assassins d'un personnage dont la silhouette prend corps dans l'oppressant environnement d'une île maudite depuis deux siècles. " Ici, le sol est spongieux, lui dit-on. Marchez-y prudemment sous peine de faire jaillir du sang sous vos souliers ! " 
D'autres figures surgissent qui apportent leurs témoignages ou mystifient l'enquêteur : agents doubles et indics à toutes mains, gazouillantes prostituées et cabotin mirobolant, intellectuels de haut vol dont la rhétorique étourdit ou encore drag queen pathétique comme le malheur, sibylline comme le destin. Mais soudain, l'enquête bifurque, la grande ombre noire du vaudou se déploie et suggère d'autres énigmes. Dans ce culte cher au sénateur et qui célèbre rituellement les jumeaux, quand ce ne sont pas les doubles, lequel des Yvon Toussaint va-t-il posséder l'autre ?
 



Régine Vandamme

Née à Bruges en 1961. Unanimement loué, plusieurs fois réédité, son premier ouvrage, Ma mère à boire, a reçu en 2001 le Prix de la première œuvre du Ministère de la Communauté française de Belgique. Elle est également l'auteur de Ma voix basse et de Professions de foi.

Feu, Le Castor Astral, Belgique

Reclus dans son appartement où il tente de survivre à la dérive de son existence, Hughes Worm, journaliste autrefois promis à un brillant avenir, sombre dans le désespoir, loin des siens, loin du monde. D'heure en heure tout au long d'une journée caniculaire, son histoire se dévoile, banale, bancale, l'histoire d'un homme aux prises avec un mal-être contre lequel il a renoncé à se battre. Seule sa mort est en marche. Feux est un roman obsédant qui fait éclater des vérités crues et cruelles. L'écriture est intense. Chaque phrase parle juste, cogne et fait mal.


Geert van Istendael

Geert van Istendael, né en Belgique en 1946, est écrivain, traducteur et ancien journaliste. De 1978 à 1993, il a été reporter et présentateur du journal à la télévision belge. Sociologue, philosophe et présentateur vedette du journal télévisé flamand, il s’est fait ensuite connaître comme romancier, essayiste et traducteur (Goethe, Jacques Brel…).
Depuis 1993, il écrit romans, de la poésie et des essais. Spécialiste de la société et du monde politique belge, il est l’auteur, entre autres, de l’essai Le Labyrinthe belge.
Geert van Istendael était à Cognac l’an dernier. Si vous n'avez pas pu le voir, nous vous offrons une seconde possibilité de le rencontrer.

Le Labyrinthe belge,Le Castor Astral, Belgique, traduit du néerlandais (Belgique)par Moniek Nagielkopf et Marnix Vincent

  Cette vision lumineuse et pénétrante de la Belgique a connu un franc succès de librairie en Belgique et aux Pays-Bas. Geert van Istendael s’est toutefois demandé si son livre ne s’avèrerait pas un jour devenir le livre d’histoire d’un fait révolu : la Belgique. Sans vouloir éreinter ni glorifier son pays, Geert van Istendael constate : « Ne foulez pas la Belgique aux pieds, ne permettez pas que ce royaume disparaisse. Car si la Belgique n’existait pas, l’Europe devrait l’inventer. »



David Van Reybrouck

David Van Reybrouck (Bruges, 1971) est né dans une famille flamande de fleuristes, de relieurs, d'électriciens et d'artistes. Il a étudié l'archéologie et la philosophie aux universités de Louvain et de Cambridge et détient un doctorat de l'université de Leyde. Il a été professeur invité à Barcelone et Paris et chercheur postdoctoral au sein du département d'histoire de l'université de Louvain.

Le Fléau, Actes Sud, Belgique, traduit du néerlandais (Belgique) par Pierre-Marie Finkelstein

Avec son premier livre Fléau, David Van Reybrouck, auteur et narrateur de ce livre, découvre, dans le cadre de ses recherches universitaires l'étonnant destin d'un écrivain sud-africain, spécialiste des grands singes et des
termites. Dans un ouvrage emprunté à la bibliothèque de primatologie d'Utrecht, il apprend que les écrits de cet homme - un dénommé Eugène Marais - auraient fait l'objet d'un plagiat et que l'auteur de cet "emprunt littéraire" ne serait autre que le grand Maeterlinck. Incroyable accusation.
Un sujet s'offre à lui et une rigoureuse enquête s'impose. C'est ainsi qu'il s'embarque pour un long voyage sur les traces d'Eugène Marais, cet inconnu né en 1871 tout près de Pretoria... 
Un livre inclassable, une non-fiction littéraire aussi érudite que divertissante, une réflexion sur l'observation des sociétés animales et un regard passionnant sur l'Afrique du Sud.