Gérard de Cortanze
Auteurs
- Gabriela Adamesteanu
- David Albahari
- Dominique Barbéris
- Svetislav Basara
- Agustina Bessa-Luis
- Michel Boujut
- Clémence Boulouque
- Dulce Maria Cardoso
- Margot Carlier
- Lars Saabye Christensen
- Gérard de Cortanze
- Theodora Dimova
- Stéphane Emond
- José Manuel Fajardo
- Moris Farhi
- Guéorgui Gospodinov
- Jens Christian Grondahl
- Hugo Hamilton
- Bertina Henrichs
- Anne Holt
- Lidia Jorge
- Sophie Képès
- Andreï Kourkov
- Cécile Ladjali
- Alexandra Laignel-Lavastine
- Florin Lazarescu
- Michèle Lesbre
- José Carlos Llop
- Dominique Mainard
- Geert Mak
- James Meek
- Eric Naulleau
- Daniel Odija
- Virginie Ollagnier
- Ludmila Oulitskaïa
- José Luís Peixoto
- Antonio Soler
- Keith Ridgway
- Michel Quint
- Samko Tále

Gérard de Cortanze est critique littéraire, directeur d'édition
Ce passionné est aussi spécialiste de romans historiques, de la littérature et de l'art hispanique et maître dans l'art de l'anthologie.
Après de nombreux essais sur Paul Auster, Hemingway ou Jorge Semprun, il a décidé de se consacrer à sa carrière de romancier : Une chambre à Turin, Assam Prix Renaudot 2002, Aventino. Président du Prix Jean Monnet de Littérature européenneLa thématique de l'auteur, issu d'une longue lignée d'aristocrates italiens, reste l'histoire de ses ancêtres.
Spaghetti
Gallimard - 2005
" - Macaroni, tête de radis !
- Spaghetti !
- Mangeur de pizzas !
- Sale rital !
- Votre devoir de mathématiques, cher monsieur : archinul ! De la camelote italienne !
Combien de fois dans mon enfance ai-je entendu ces insultes, proférées par des élèves ou par des professeurs, dans la cour de l'école ou en classe... Mon grand-père, Roberto Aventino, avait fui Nice et Marseille à cause de cela, des insultes et des coups. De mon temps, disait-il on me traitait de "maca", de "piaf", de "christo" [...] C'était étrange, cette enfance traversée avec en bandoulière la honte de porter le nom qui était le mien et la honte d'assumer mes origines.
Il m'a fallu une cinquantaine d'années pour accepter ces racines qui me constituent, ce passé qui m'a fabriqué. Pierre Milza écrit qu'il est un "migrant, inconfortablement posté entre deux cultures cousines et pourtant dissemblables". Modifiant son propos, je peux aujourd'hui affirmer que je suis un migrant, confortablement posté entre deux cultures cousines et pourtant dissemblables. Sans doute parce que j'ai créé une troisième culture qui n'appartient qu'à moi. "
Le Site de l'auteur : www.cortanze.com


