Dominique Mainard


Traductrice de romans anglais, et notamment des auteurs John Cheever et Janet Fame, Dominique Mainard publie pour la première fois à l'âge de trente ans. Deux recueils de nouvelles: Le grenadier (1997) et La maison des fatigués précèdent son premier roman, Le grand Fakir (2001). 
L'année suivante, le public, la critique et les libraires accueillent avec enthousiasme Leur histoire, qui obtient le prix Fnac et le prix Alain Fournier.

Je voudrais tant que tu te souviennes
Joëlle Losfeld

Mado, handicapée très jeune par la poliomyélite, aime la solitude dans son pavillon et a pour passion la photographie. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette alors âgée d'une dizaine d'années, et au fil du temps une profonde tendresse naît entre Mado et l'enfant.
Le père de Julide est né dans un pays étranger, et sa mère est issue d'une campagne française. Dans un lieu comme dans l'autre, les mariages sont le fruit de la raison et non des sentiments : ainsi l'adolescente est-elle fiancée dès l'âge de seize ans à un cousin, sort auquel elle se plie. Mais Mado la voit se résigner avec tristesse et impuissance, avec le sentiment que s'éteint la flamme qui habitait la jeune fille. Un jour, Albanala retourne dans son pays natal sans un mot d'explication, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. Arrive en ville un homme que l'on surnomme l'Indien. Dès l'instant où Mado l'aperçoit, elle en tombe éperdument amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu'il cherche à l'approcher ? Et pourquoi Julide s'efforce-t-elle d'empêcher à tout prix une rencontre ?

Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, l'exil, le monde imaginaire, les secrets et les mensonges, et enfin les rencontres improbables qui seules nous permettent d'échapper à nous-mêmes.